Sélénium
Oligoélément pour l'antioxydation, la fonction thyroïdienne et l'immunité
Aussi connu sous
Définition
Le sélénium est un oligoélément essentiel intégré dans les sélénoprotéines (ex. glutathion-peroxydases, thiorédoxine-réductases, déiodinases). Il protège les cellules du stress oxydatif, régule l'activation des hormones thyroïdiennes (T4 → T3) et est essentiel pour le système immunitaire. L'apport en sélénium varie fortement selon les régions : les sols d'Allemagne et d'Europe centrale sont pauvres en sélénium, ce qui rend la carence fréquente.
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Unité | µmol/l (µg/l) |
| Plage de Référence | 0,89–1,65 µmol/l (70–130 µg/l) |
| Zone Optimale (lab2go) | 1,15–1,52 µmol/l (90–120 µg/l) (zone optimale lab2go ; sélénoprotéine P entièrement exprimée) |
Conversion : 1 µmol/l = 79 µg/l (= µg/l). Laboratoires américains : 70–150 µg/l (ng/ml).
↓ Ce que signifie une valeur basse
La carence en sélénium (< 0,89 µmol/l) survient dans les régions pauvres en sélénium (Europe centrale), en cas d'alimentation végane, de maladies rénales ou de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. Conséquences : risque accru de maladies thyroïdiennes (Hashimoto, hypothyroïdie), immunité affaiblie, stress oxydatif accru, douleurs musculaires (maladie de Keshan en cas de carence extrême), anticorps anti-TPO élevés.
↑ Ce que signifie une valeur élevée
La toxicité au sélénium (> 2,5 µmol/l / > 200 µg/l) résulte d'une supplémentation excessive ou d'une consommation très élevée de noix du Brésil. Symptômes : sélénose avec chute des cheveux, modifications des ongles, odeur d'ail dans l'haleine, atteintes nerveuses, nausées. La limite maximale tolérable est de 300 µg/j (EFSA).
✓ Comment optimiser ce marqueur
Meilleure source : noix du Brésil (1–2 par jour fournissent 70–90 µg de sélénium — attention : teneur très variable selon l'origine). Autres sources : thon, saumon, bœuf, volaille, œufs. Supplémentation : 50–100 µg/j de sélénométhionine (forme organique, meilleure biodisponibilité). En cas de Hashimoto : 200 µg/j étudié dans des essais cliniques.
Quand tester ?
En cas de maladies thyroïdiennes (notamment Hashimoto), d'alimentation végane, d'états inflammatoires chroniques ou de chute des cheveux. La sélénoprotéine P est un marqueur plus sensible que le sélénium sérique. Le sélénium en sang total reflète mieux le statut à long terme.
Questions fréquentes
Le sélénium aide-t-il en cas de thyroïdite de Hashimoto ? +
Plusieurs études randomisées montrent que le sélénium (200 µg/j de sélénométhionine) réduit les titres d'anticorps anti-TPO dans la thyroïdite de Hashimoto et diminue l'inflammation thyroïdienne. La Société européenne de la thyroïde le considère comme une option adjuvante en cas de carence en sélénium associée à Hashimoto. Vérifier le taux de sélénium avant toute supplémentation.
Combien de noix du Brésil dois-je manger par jour ? +
1–2 noix du Brésil par jour fournissent environ 70–90 µg de sélénium, ce qui couvre les besoins journaliers. Plus de 3–4 noix par jour présente un risque de sursaturation en sélénium, car les noix du Brésil ont la teneur en sélénium la plus élevée de tous les aliments — avec une grande variabilité selon l'origine (Brésil > Bolivie).
Quelle est la différence entre la sélénométhionine et le sélénite de sodium ? +
La sélénométhionine (organique) est mieux absorbée (~90 %) et stockée dans les muscles ; c'est la forme préférée pour l'apport à long terme. Le sélénite de sodium (inorganique) a une absorption plus faible (~50 %), mais agit plus rapidement sur les taux de sélénoprotéines et est utilisé dans certaines études sur Hashimoto.
Le sélénium est-il vraiment important pour la thyroïde ? +
Oui. Le sélénium est essentiel pour les déiodinases, qui convertissent la thyroxine (T4) en triiodothyronine active (T3). Sans sélénium suffisant, la T3 reste basse malgré une TSH normale. De plus, les sélénoprotéines protègent la thyroïde du stress oxydatif, qui joue un rôle dans la thyroïdite auto-immune.
Sources
Dernière Révision: 28 mai 2026 · sina
Ces informations sont fournies à titre indicatif uniquement et ne remplacent pas un avis médical. Les plages de référence peuvent varier selon le laboratoire, la méthode et le pays.