Progestérone
Hormone du corps jaune pour la régulation du cycle, la grossesse et la modulation GABA
Aussi connu sous
Définition
La progestérone est une hormone stéroïdienne produite principalement dans le corps jaune (après l'ovulation) et dans le placenta (grossesse). De petites quantités sont produites par les surrénales et, chez l'homme, par les testicules. La progestérone prépare l'utérus à la nidation, maintient la grossesse, module les récepteurs GABA (effet anxiolytique), influence le sommeil (métabolite alloprégnanolone) et exerce un effet anti-œstrogénique sur le tissu mammaire.
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Unité | nmol/l (ng/ml) |
| Plage de Référence | Femmes : Phase folliculaire : < 3,2 nmol/l (< 1 ng/ml) | Phase lutéale : 5,7–78 nmol/l (1,8–25 ng/ml) | Postménopause : < 3,2 nmol/l | Hommes : 0,7–4,3 nmol/l (0,2–1,4 ng/ml) |
| Zone Optimale (lab2go) | Femmes : Phase lutéale > 32 nmol/l (> 10 ng/ml) (zone optimale lab2go — force suffisante de la phase lutéale pour la santé du cycle) |
Conversion : 1 ng/ml = 3,18 nmol/l. Laboratoires américains : phase lutéale 1,8–24 ng/ml.
↓ Ce que signifie une valeur basse
Des valeurs basses de progestérone en phase lutéale (< 16 nmol/l / < 5 ng/ml) indiquent une insuffisance de la phase lutéale, des cycles anovulatoires, une insuffisance du corps jaune ou une transition périménopausique. Conséquences : défect de la phase lutéale, tendance aux fausses couches précoces, syndrome de dominance œstrogénique, troubles du sommeil, anxiété, symptômes du SPM.
↑ Ce que signifie une valeur élevée
Une progestérone élevée en dehors de la phase lutéale ou de la grossesse peut indiquer un kyste du corps jaune, une hyperplasie surrénalienne (déficit en 11β-hydroxylase) ou un apport exogène. Pendant la grossesse, une progestérone élevée est normale et essentielle.
✓ Comment optimiser ce marqueur
Assurer un apport suffisant en zinc (synthèse des hormones stéroïdiennes dépendant du zinc). Vitamine B6 (cofacteur de la synthèse de progestérone). Le magnésium réduit le SPM par modulation de la progestérone. Réduction du stress (le cortisol entre en compétition avec la progestérone pour les précurseurs communs — « vol du prégnénolone »). Cycle régulier grâce à une composition corporelle équilibrée.
Quand tester ?
Le 7e jour après l'ovulation supposée (environ le 21e jour du cycle pour un cycle de 28 jours) pour l'évaluation de la phase lutéale. En cas de désir d'enfant, de fausses couches, de SPM, de cycles anovulatoires ou de suspicion d'insuffisance de la phase lutéale. Toujours interpréter dans le contexte du cycle.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le « vol du prégnénolone » et influence-t-il mon taux de progestérone ? +
Le prégnénolone est le précurseur commun du cortisol, de la progestérone et du DHEA. En cas de stress chronique, l'organisme priorise la production de cortisol à partir du prégnénolone — ce qui peut se faire au détriment de la progestérone. Ce « vol » est biochimiquement plausible, mais son amplitude chez l'homme fait l'objet de débats scientifiques.
Pourquoi le moment de la mesure est-il si important pour la progestérone ? +
La progestérone varie fortement au cours du cycle : < 1 ng/ml en phase folliculaire, 1,8–25 ng/ml en phase lutéale. Une mesure sans indication de la phase du cycle est difficilement interprétable. L'idéal est la mesure le 7e jour après l'ovulation (environ le 21e jour du cycle), moment du pic de la phase lutéale.
La progestérone bioidentique est-elle meilleure que les progestatifs synthétiques ? +
La progestérone bioidentique (= progestérone micronisée, chimiquement identique à la P4 endogène) a un meilleur profil d'effets indésirables que les progestatifs synthétiques. Elle agit de façon anxiolytique, somnifère (alloprégnanolone) et n'augmente pas le risque cardiovasculaire. L'étude WHI utilisait un progestatif synthétique — et non de la progestérone bioidentique.
Quel est le lien entre la progestérone et le sommeil ? +
La progestérone est métabolisée dans le cerveau en alloprégnanolone, qui agit comme modulateur allostérique positif sur les récepteurs GABA-A — avec des effets sédatifs et somnifères. Cela explique l'effet somnifère de la progestérone dans la seconde moitié du cycle et pourquoi les femmes ménopausées avec une faible progestérone présentent souvent des troubles du sommeil.
Sources
- Prior JC (2020) Progesterone for Symptomatic Perimenopause Treatment. Facts Views Vis Obgyn.
- Stanczyk FZ et al. (2013) Progestogens used in postmenopausal hormone therapy. Endocr Rev.
- Monteleone P et al. (2018) Symptoms of menopause — global prevalence, physiology and implications. Nat Rev Endocrinol.
Dernière Révision: 28 mai 2026 · sina
Ces informations sont fournies à titre indicatif uniquement et ne remplacent pas un avis médical. Les plages de référence peuvent varier selon le laboratoire, la méthode et le pays.